billets d'humeur__billets d'humeur__


billets
d'humeurs__


posté le 28/05/2018 à  09h49

Vite, remettre de l'humain dans la tech

Une publication de Eric Scherer à lire à tête reposée mais de toute urgence !

Toutes les questions relatives à l'IA et aux nouvelles technologies sont (bien) posées. 

Et la conclusion est force de proposition : suffisamment rare pour le signaler !

 

Eric Scherer est Directeur de l'innovation et de la prospective de France Télévisions

 

https://www.meta-media.fr/2018/05/20/vite-remettre-de-lhumain-dans-la-tech.html

 



posté le 04/05/2018 à  18h28

test

test



posté le 26/02/2018 à  11h43

ISPO : un aperçu saisissant du futur de l’industrie de la mode et de l’habillement

L’événement qui réunit chaque année tous les acteurs du sport, marques, fournisseurs et détaillants, plateforme business et innovation incontournable. 

 

Malgré la diversité des produits et des positionnements, les grands sujets du moment questionnent l’ensemble du secteur. Les approches innovantes et technologiques développées par la plupart des marques ressemblent fort à des expériences dans les conditions du réel qui pourrait bien inspirer et nourrir la filière mode dans son ensemble.

 

à lire sur mon blog 

https://moodnotesdhumeur.blogspot.fr



posté le 05/01/2018 à  18h06

le collier de fossiles de Katie Paterson

 

Une découverte au très charmant musée Zadkine: l’artiste anglaise Katie Paterson 

 

http://katiepaterson.org

 

Elle y présente son « collier de fossiles », une oeuvre fascinante créée en 2013. 

Katie voit infiniment grand, infiniment loin, 

et son modeste collier de fossile se révèle une machine à remonter le temps, 

D’une simplicité vertigineuse.

 

http://katiepaterson.org/portfolio/fossil-necklace/

 



posté le 29/11/2017 à  10h17

Du DA à l’IA, l’avenir du design de mode sous le pouvoir du Big Data -

Et si… demain le métier de styliste était exécuté par un algorithme ? 

Et pourquoi c’est quand même une bonne nouvelle pour la mode et la création ?

 

 

Et si… demain le métier de styliste était exécuté par un algorithme - autrement dit une intelligence artificielle capable de sentir les tendances, imaginer un plan de collection et dessiner toutes les pièces d’une collection ? 

La collecte massive des données, la capacité des systèmes d’information à gérer, trier, hiérarchiser une masse d’information de plus en plus monstrueuse, les progrès du « machine Learning » qui vont transformer nos ordinateurs en objets apprenant à une vitesse surhumaine sont des faits quasiment acquis. 

La source ? Nous même ! 

Alimentant les machines infernales de nos images personnelles, de nos recherches sur le web, partageant nos goûts, nos amitiés, nos détestations. 

Les utilisateurs de ces technologies avancées ? Les grands groupes de la distribution qui se nourrissent déjà avidement du Big data pour proposer des produits de mode au succès quasiment assuré.

La méthodologie basée sur les analyses des données du marché a ouvert la voie et changé profondément les métiers de la mode. Le groupe Zara et les acteurs-clé du mass market devraient franchir ce nouveau pas technologique sans états d’âmes tant elle en est la suite logique. Encore quelques années seront nécessaires mais on ne voit pas quels obstacles pourraient réellement y mettre un frein. Le système atteindra sa perfection grâce à un croisement intelligent entre la récolte des données personnelles des consommateurs, les retours des résultats commerciaux en temps réel de tous les points de vente, l’analyse des publications mode sur les réseaux sociaux, l’identification des macro tendances, les images des défilés et des street-style. 

Notre fashion designer dématérialisé sera en capacité de dessiner la collection idéale, de produire des dessins directement exploitables par les systèmes industriels en réseau, prototypage, coupe et lancement de production. Et la matière ? Rien de plus simple, une recherche sera lancée auprès des plateformes de sourcing en ligne parfaitement opérationnelles telles qu’elles existeront bientôt, échantillonnage et stocks seront gérés au jour le jour et même heure par heure. Probablement le supercalculateur fera aussi montre de vertu au point de sélectionner non seulement la plus avantageuse des combinaisons mais également la moins coûteuse du point de vue environnemental.  Il préconisera une chaine de production optimale, garantira un sourcing matières passé au crible de tous ses avantages et inconvénients, ne sélectionnera que des sites de production validés et gèrera l’empreinte carbone du transport d’une manière ultra pointue. 

Il faut croire à ce scénario car il n’est que la projection logique quasi algorithmique de ce qui est en train de se mettre en place. Ce prêt-à-porter de diffusion massive va continuer d’exister, donner accès à des produits élaborés, séduisants, pile dans l’air du temps du moment, à des populations de plus en larges. Le système d’information y intégrera d’ailleurs les données culturelles locales pour un succès encore plus éclatant. 

 

Alors ? Le champ est libre pour enfin explorer de nouveaux mondes, sortir de la tiédeur, la redondance et de l’entre soi. Nous devons nous donner les moyens, de mettre en culture des idées fraiches. Aborder le design et la création avec une forme d’opiniâtreté, oser s’installer dans une durée de développement longue. Faire communiquer l’art et la mode, la mode et la science, modeler le nouveau statut du créatif, du designer, ni diva capricieuse ni esclave du marketing. 

Laissons nous emporter sans tabou par la puissance visionnaire de quelques surdoués, par l’énergie généreuse de ceux qui ont des idées folles. Écoutons attentivement ceux qui réfléchissent, ceux qui voient en grand angle ou qui creusent profond, adoptant l’attitude du chercheur. Soyons chercheurs de mode !

Il est temps de briser les barrières de l’impossible, d’ouvrir son regard vers les autres territoires où la création est à l’oeuvre, de se mettre en partage créatif, pour donner naissance à des idées et des produits aussi audacieux qu’évidents. 

La dématérialisation à outrance nous conduit tout droit vers une revanche de la matière. La sensualité proclame notre identité humaine. Le vêtement, porteur de sensations, media du vécu, chargé de sens, a toute sa place dans cet environnement du futur. Les nouveaux matériaux issus de l’impression 3D ou des bio technologies ouvrent des perspectives esthétiques qui vont bousculer notre passéisme béat, nos idées reçues et vont faire éclore des formes et des touchers encore inconnus. De nouvelles machines vont faire apparaître de nouvelles textures, modifier les process de production. Les exigences environnementales sont en train de se transformer en puissants moteurs d’innovation. Or, la création s’épanouit particulièrement bien dans la contrainte ! 

 

Les prémices de cette mode sont déjà présents et ce n’est pas faire un pari risqué de projeter son épanouissement futur. Une mode « en pleine conscience » émergera demain, une mode plus connectée à l’intime ou plus altruiste mais surtout moins arrimée au regard de l’autre. Elle co-existera avec des modèles plus standardisés qui - pour caricaturer - finiront par ne satisfaire que des besoins primaires. Les modèles économiques des empires de mode devront s’adapter à un marché saturé et repu. Ils mettrons alors - n’en doutons pas ? - leurs énormes capacités d’investissement au service d’une créativité produite par un cerveau humain, sensible, imparfait et génial. 

 

 

 



Page : 1 [ 2 ] 3